Expositions d’œuvres d’art à Paris ?

Quelles sont les expositions tendances en 2018 ?

Deux expositions à ne pas manquer cette année. D’abord, De Zubarán à Rothko : Collection d’Alicia Koplowitz au Musée Jacquemart André (158 Boulevard Haussmann, 8e, jusqu’au 10 juillet). Ensuite, Tokyo – Paris, chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art à l’Orangerie (Jardins des Tuileries, 1er, jusqu’au 21 août). Les deux méritent le détour, même si les collections restent à l’intérieur.

Visiter une exposition d’œuvres d’art, c’est souvent découvrir des pièces qu’on n’a jamais vues. Certains rêvent de les ramener chez eux, d’autres se contentent de remplir leur collection de cartes postales. Ces deux expositions font réfléchir sur la collection elle-même, sur l’éducation qu’elle suppose et sur le flair du collectionneur.

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La sélection du Bridgestone Museum de Tokyo a été constituée par trois générations de la famille Ishibashi. Shojiro Ishibashi, fondateur de Bridgestone, a commencé par acheter des œuvres d’artistes japonais influencés par l’art occidental du début du XXe siècle. Il a ensuite enrichi sa collection de pré-impressionnistes, d’impressionnistes et de post-impressionnistes. Son fils Kan’ichiro et son petit-fils Hiroshi ont poursuivi ce travail passionné. Le résultat se visite maintenant au Bridgestone Museum de Tokyo.

Un niveau de qualité au-dessus de la normale

Chaque peinture et sculpture ici respire l’excellence. On passe des premières toiles japonaises en style Yoga, comme “Réminiscence de l’ère Tempyo” de Takeji Fujishima (1902), aux masterpieces français de Daumier, Corot, Courbet, Pissarro, Degas, Manet, Renoir, Monet, Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Matisse, Rousseau, Modigliani, Picasso, Soutine, Bonnard, Klee et Miró.

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Au détour d’une salle, “The Kiss” de Brancusi vous arrête. Cette sculpture incarne l’intimité et dit tout de la passion du collectionneur.

Un spectacle touchant

Cette exposition émeut par sa beauté brute et son excellence. Au musée Jacqumart André, la “Collection d’Alicia Koplowitz de Zubarán à Rothko” trace l’histoire de l’art européen depuis la Renaissance. Zubarán, Tiepolo, Canaletto, Goya, Toulouse-Lautrec, Gauguin, Van Gogh, Modigliani, Freud, Rothko : chacun représente une époque, un univers.

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On voyage des dévotions religieuses à la Venise idéalisée des touristes, de la Polynésie de Gauguin au cubisme fracturé et aux expressions abstraites de l’art contemporain.

Mais derrière tout cela, on retrouve le collectionneur lui-même. Ce qu’elle juge bon, ce qui lui plaît, compose un ensemble qui la révèle entièrement. Elle passe du conventionnel à l’audacieux, exposant ses passions les plus intimes par le biais de ses acquisitions. Ces deux expositions nous parlent autant d’art que des obsessions de ceux qui le collectionnent.